16/02/2007

Un dessin que j'adore

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14/02/2007

They were two

C'est l'histoire de deux nanas. Voilà, ça commence comme ça.

C'est l'histoire de deux nanas qui ont très exactement dix ans et huit cent cinquante bornes d'écart.

La même semaine, les deux nanas pensèrent l'une et l'autre que le plus beau jour de leur vie aurait lieu neuf mois plus tard.

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Et aujourd'hui, tandis que la première révèle à sa famille l'aventure formidable qui les attend tous, la seconde a perdu son enfant.

Une suite de circonstances à la con. Une pilule qui marche pas, qu'elle continue de prendre, consciencieusement, pendant un mois. Assez pour faire jaillir tout ensemble la maternité et son impossibilité même.

Et l'on se surprend à se poser des questions banales et sans réponses. Pourquoi l'un plutôt que l'autre ? Qui est le connard qui a créé le hasard à deux balles que l'on nomme "destin" "fatalité" et je ne sais quelles autres foutaises ?

Dans tous les cas, il peut vraiment être fier de lui.

 

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Lillian Moller Gilbreth avec dix de ses douze enfants. Elle est entre Franck Jr et Ernestine.

 

Sinon, pour continuer dans les bonnes nouvelles, j'ai appris cet après-midi la mort d'Ernestine Gilbreth Carey. C'est pas récent récent, ça date de novembre. Le XXIe siècle, et c'est bien normal, est placé sous le signe de l'hécatombe chez les Gilbreth. Franck, Lill, Dan, Jack et Jane sont morts entre 2001 et 2006.

Au début, ils étaient douze. Puis, petit à petit, ne restèrent qu'Ernestine, Fred et Bob.

And then they were two


 

 

07/02/2007

Paradoxe ?

Aujourd'hui, j'ai été -en retard- en paléo.

J'ai eu 14 à mon partiel.

Comme je sais que ce sera très différent pour le reste, je me suis dépêchée de décreter que j'étais une fille bien (il n'y a pas de lien de causalité entre les deux, c'est seulement que j'avais besoin d'un prétexte couillon et bien senti auquel je ne croirais pas moi-même) et, après le cours, j'ai foncé chez Gibert et ai acheté :

1) L'album de Cabaret

2) Un tome de l'intégrale de Chick Bill

 Pour ceux qui ne connaissent pas, Chick Bill (dit aussi "Les aventures de Dog Bull et Kid Ordinn" ou plus simplement "Les Kidordinneries") est une BD des années 60 publiée dans Junior et Tintin si mes souvenirs sont bons, et créée par Tibet, grand ami de Franquin. C'est rigolo, sans prétention et un peu daté, ça foisonne de jeux de mots ridicules (le nom du dernier opus? L'Hideux Zorfeline... je vous avais prévenus). Les aventures loufoques d'un as de la gâchette, de son ami indien qui parle petit-nègre, du shériff et de son idiot d'adjoint.

On a vu plus intellectuel. 

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Donc Chick Bill ben, voilà quoi, c'est quelque part entre Spirou et Modeste et Pompon.

Sauf qu'en même temps, j'avais mis Cabaret. Donc il faut m'imaginer sur mon lit sirotant un chocolat et dévorant les aventures gentillettes de l'ami aux colts en écoutant ça.

 

podcast

 

Ça vous pose un décor, quand même, non?

05/02/2007

Trouvé par hasard sur Amazon...

 

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Le petit Nicolas se glisse partout, même chez les Gaullistes les plus fervents (enfin fervents, fervents... ils font aussi dans le Chirac apparament). Malin comme un singe, le Leader Minimo !

 

 

01/02/2007

Willkommen Bienvenue Welcome

Fremde, étranger, stranger...

Gluklich zu sehen, je suis enchanté,
Happy to see you, bleibe, reste, stay.

Willkommen, bienvenue, welcome
Im Cabaret, au Cabaret, to Cabaret

 

La plupart d'entre vous connaissent ces mots, les premiers et parmi les plus connus de Cabaret.

Moi qui ai grandi avec une fille en porte jarretelles écartant les cuisses sur fond de croix gammée dans mon salon (oui on appelle ça l'affiche version Liza Minelli et je ne vous dis pas l'axe dans lequel on est quand on fait un mètre 20), je n'ai pas résisté à une petite soirée Kit Kat Klub. Enfin Kit Kat Klub, c'est vite dit : à plus de 80 euros en semaine, nous nous sommes contentés, ma mère - la grande fan qui met des posters dans son salon, donc - ma grand-mère - celle qui dit de moi "tu n'es pas qu'une intellectuelle" sous entendu tu aurais pu être une de ces grosses connes bouquineuses imbues de suffisance mais tu sais aussi débarasser la table - mon cousin -"le nègre"- et moi de place de seconde catégorie, au balcon.

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Eh ben on a bien fait.

Je m'explique : toute une partie du spectacle se fait à deux mètres du sol. Et pas de bol, les ISFés du Kit Kat, ils étaient bien trop bas pour profiter de l'orchestre en porte jarretelles et autres descentes de beaux mâles. Non, plus sérieusement, je trouve qu'on a vraiment un meilleur aperçu du spectacle en hauteur au plus près du balcon, c'est à dire en première. Mais bon, on s'est bien éclatés quand même.

Je vous refais pas le topo, montée du nazisme, Sally Bowles et son écrivain fauché, les usages divers et variés de certain manteau de fourrure, tout ça.  

Je sais pas qui joue Sally Bowles. En fait on s'en fout un peu, comme qui dirait, puisqu'elle est Sally Bowles, à fond les ballons qu'elle danse, qu'elle chante ou qu'elle parle. Alors ma foi, comment elle s'appelle, on s'en tap... ah, pas vous? Bon ben je va regarder alors. 

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Claire Pérot elle s'appelle. Même qu'elle a 24 ans.

Voilà.

 ça vous fait une belle jambe, hein ?

Je vous l'avais bien dit que Sally Bowles tout seul, ça avait plus de gueule ! Et quelle voix! C'est pas tellement quand elle chante, ça on s'en fout un peu ("Mais c'est quoi qu'elle vient de dire comme connerie, qu'on se fout de la voix dans un musical?" oui, c'était pour voir si vous suiviez toujours), c'est quand elle parle. Une voix chaude, provoquante, sensuelle... énorme.

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Un petit mot également pour Fabian Richard, le Emcee de service, excellent excellent excellent. Je ne sais pas s'il dit une seule réplique sans bouger d'au moins deux mètres. C'est pas un compliment dans l'absolu, mais là, c'est plutôt nécessaire. Je ne sais pas non plus s'il se drogue avant chaque représentation. Et ça pourrait l'être aussi.  

Berlin, années 30, créativité et décadence, fourrure et faucherie, beauté crasse, Mein Kampf et ananas... tout un programme. Enfin le mieux c'est encore de juger sur pièces. Voici donc un petit extrait de Wilkommen et un autre de -ma préférée- Mein Herr.    

Donc, Cabaret, version Musical, version French et version Folies Bergères.

Ben j'ai pas été déçue du tout.

Même que j'y retournerais bien.

Même si on se ferait bien un petit prozac à la sortie.

PS : oui, vous n'avez pas rêvé, je reviens.

 

 

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