16/03/2007

Tout ça, c'est la faute à Didine.

Je lui avais dit à Didine, je lui avais dit. Mais elle voulait à tout prix y aller, c'est sa faute, aussi, on était pas bien, au Luxembourg ? On était pas pépère ? On regardait les pigeons roucouler, il y en a même un qui s'est pris un vent, si si, je vous jure ! Et que je te roucoule et que je te roule des mécaniques, et la pigeonne en avait rien à secouer. Alors il changeait de pigeonne, mais ça avait pas l'air de les brancher. Le kéké des pigeons, c'était. On était bien, au Luxembourg.

Alors Didine elle a été dégueulasse. Elle m'a prise par surprise, comme ça, discrètement. Elle a commencé à me sortir du Luxembourg. Je me suis pas méfiée, vous me direz, j'avais cours dans la demi heure qui suivait.
Mais on est descendues beaucoup, beaucoup plus bas que la Sorbonne. C'était tout du truandage, et je l'ai pas vu venir.
Elle ne m'a pas emmenée à la crèperie : on avait déjeuné à la crèperie. Elle ne m'a pas emmenée à Gibert : on était passées à Gibert.

Elle m'a emmenée au plus profond des enfers, bwaarghhhh (bon ok un enfer de 20 mètres carrés).
ça s'appelle Glups.
C'est une bonbequerie.
"Tu veux quelque chose, c'est la maison qui régale", m'a-t-elle dit en souriant.
Mais je voulais pas qu'elle régale, ce n'était pas juste. D'abord j'en voulais pas, de bonbecks, j'aime presque pas ça. 
 

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J'ai tenu 2 minutes 30.
Pis j'ai pris un tit sachet.
Et pis je l'ai rempli de bonbecks, pour moi et la DDF-team*, en me disant "il faut pas il faut pas il faut pas, pas bieeeen".

Et puis je suis rentrée dans la Sorbonne, et puis j'en ai proposé à tout le monde en disant "Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous et pour la multitude en rémission des péchés", et Mélody a juste dit "oh, des bonbecks!". Et presque personne en a pris. Alors je me retrouve avec tout plein de bonbecks sur les bras que je suis obligée de manger. Et d'écrire mes notes de blog en cours. Vala.

Alors les enfants, croyez-en ma vieille expérience : quand on vous fait descendre plus bas que la Sorbonne, c'est jamais pour rien de bon.

Et tout ça, ben c'est la faute à Didine.

* DDF-team : pour tout R>0, ensemble des personnes subissant le cours de droit de la famille du vendredi soir et dont la principale activité consiste rassembler le maximum de supplices à faire subir au prof en un minimum de temps.

16/02/2007

Un dessin que j'adore

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14/02/2007

They were two

C'est l'histoire de deux nanas. Voilà, ça commence comme ça.

C'est l'histoire de deux nanas qui ont très exactement dix ans et huit cent cinquante bornes d'écart.

La même semaine, les deux nanas pensèrent l'une et l'autre que le plus beau jour de leur vie aurait lieu neuf mois plus tard.

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Et aujourd'hui, tandis que la première révèle à sa famille l'aventure formidable qui les attend tous, la seconde a perdu son enfant.

Une suite de circonstances à la con. Une pilule qui marche pas, qu'elle continue de prendre, consciencieusement, pendant un mois. Assez pour faire jaillir tout ensemble la maternité et son impossibilité même.

Et l'on se surprend à se poser des questions banales et sans réponses. Pourquoi l'un plutôt que l'autre ? Qui est le connard qui a créé le hasard à deux balles que l'on nomme "destin" "fatalité" et je ne sais quelles autres foutaises ?

Dans tous les cas, il peut vraiment être fier de lui.

 

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Lillian Moller Gilbreth avec dix de ses douze enfants. Elle est entre Franck Jr et Ernestine.

 

Sinon, pour continuer dans les bonnes nouvelles, j'ai appris cet après-midi la mort d'Ernestine Gilbreth Carey. C'est pas récent récent, ça date de novembre. Le XXIe siècle, et c'est bien normal, est placé sous le signe de l'hécatombe chez les Gilbreth. Franck, Lill, Dan, Jack et Jane sont morts entre 2001 et 2006.

Au début, ils étaient douze. Puis, petit à petit, ne restèrent qu'Ernestine, Fred et Bob.

And then they were two


 

 

07/02/2007

Paradoxe ?

Aujourd'hui, j'ai été -en retard- en paléo.

J'ai eu 14 à mon partiel.

Comme je sais que ce sera très différent pour le reste, je me suis dépêchée de décreter que j'étais une fille bien (il n'y a pas de lien de causalité entre les deux, c'est seulement que j'avais besoin d'un prétexte couillon et bien senti auquel je ne croirais pas moi-même) et, après le cours, j'ai foncé chez Gibert et ai acheté :

1) L'album de Cabaret

2) Un tome de l'intégrale de Chick Bill

 Pour ceux qui ne connaissent pas, Chick Bill (dit aussi "Les aventures de Dog Bull et Kid Ordinn" ou plus simplement "Les Kidordinneries") est une BD des années 60 publiée dans Junior et Tintin si mes souvenirs sont bons, et créée par Tibet, grand ami de Franquin. C'est rigolo, sans prétention et un peu daté, ça foisonne de jeux de mots ridicules (le nom du dernier opus? L'Hideux Zorfeline... je vous avais prévenus). Les aventures loufoques d'un as de la gâchette, de son ami indien qui parle petit-nègre, du shériff et de son idiot d'adjoint.

On a vu plus intellectuel. 

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Donc Chick Bill ben, voilà quoi, c'est quelque part entre Spirou et Modeste et Pompon.

Sauf qu'en même temps, j'avais mis Cabaret. Donc il faut m'imaginer sur mon lit sirotant un chocolat et dévorant les aventures gentillettes de l'ami aux colts en écoutant ça.

 

podcast

 

Ça vous pose un décor, quand même, non?